Mais c'est quoi un jardin écologique?

C'est un jardin (du balcon au parc de 20 ha) qui est pensé, aménagé et entretenu de manière à favoriser la biodiversité végétale et animale tout en respectant vos attentes d'utilité et d'esthétique.

Pour atteindre ces objectifs, j'adopte quelques principes élémentaires...

Multiplier les micro-environnements

Une haie vive, un point d'eau, un massif de vivaces, une pelouse fleurie ou un verger,... Autant de milieux différents qui respecteront la nature et combleront vos attentes. Peu importe la taille de votre jardin, il est possible de diversifier les espaces.


Développer les zones intermédiaires

Dans la nature, les limites entre deux milieux sont rarement très nettes, il s'agit le plus souvent d'espaces de transition où un milieu fait progressivement la place à un autre. Pensez à la lisière d'une forêt ou aux berges d'un étang. Ces zones intermédiaires sont souvent les plus riches en biodiversité et les plus intéressantes visuellement.


Privilégier les espèces locales

Les plantes indigènes ont l'avantage d'être bien adaptées à notre environnement, elles sont donc d'autant plus robustes. Elles ont aussi l'avantage de constituer à la fois une source de nourriture et un refuge privilégiés pour la faune sauvage. On comprend alors qu'elles sont indispensables au maintien de la biodiversité. Mais ces caractéristiques « techniques » cachent un dernier atout : leur élégance naturelle.


S'inspirer des associations végétales rencontrées dans la nature

Vous l'avez peut-être déjà constaté, les plantes rencontrées dans la nature ont tendance à former des associations en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent. Qu'il s'agisse d'une prairie humide, d'un bosquet ou d'une friche, les plantes qui s'y développent sont à chaque fois bien adaptées au biotope. Cette adéquation entre la végétation et les caractéristiques du milieu sont un gage d'équilibre. pourquoi ne pas s'en inspirer dans votre jardin? 


Profiter des processus naturels

Les plantes ont toujours pu compter sur une multitude de stratégies : plantes colonisatrices, couverts permanents, association avec des bactéries ou des champignons,... Ces différents phénomènes favorisent l'émergence d'un sol vivant. Et un sol vivant, c'est la meilleure garantie d'un jardin fertile. Il ne reste donc plus qu'à tenter de reproduire ces processus, par exemple en utilisant des engrais verts. Gardons cependant en tête qu'un jardin "trop fertile" perd de sa biodiversité. Un subtile équilibre à trouver.


Eviter le recours aux engins motorisés

Le déplacement d'engins de chantier, l'apport de matériaux lourds et encombrants, l'utilisation de matériel à moteur, ce n'est pas dans mes habitudes. Bien entendu, dans certains cas, c'est nécessaire, voire indispensable, mais quand c'est possible, je l'évite.


Gérer les espaces de manière différenciée

La gestion différenciée consiste à adapter le mode d'entretien aux caractéristiques et fonctions de chaque espace. Il s'agit d'appliquer la bonne gestion au bon endroit, ce qui revient à "entretenir autant que nécessaire et aussi peu que possible" dans le respect de vos propres critères. Le résultat est à la fois écologique et économique.


S'appuyer sur les ressources locales

Je privilégie les matériaux bruts et locaux. Dans la mesure du possible, ces matériaux sont labellisés afin de garantir les conditions de leur production.


Refuser les pesticides et les engrais de synthèse

Vous voulez vraiment une explication? :-)

Des solutions écologiques existent.

 

Par ailleurs, un jardin trop fertile risque de favoriser certaines plantes compétitrices au détriment de la biodiversité.